Theo van Doesburg/Rondblik/2

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Rondblik
Auteur(s) [Theo van Doesburg]
Datum Juli 1919
Titel ‘Rondblik’
Tijdschrift De Stijl
Jg, nr, pg 2, 9, 104-108
Opmerkingen In De Stijl, 2e jaargang, nummer 10 (augustus 1919) staat m.b.t. dit artikel op p. 120 de volgende verbetering: ‘In den Rondblik blz. 108 staat: Bij Ambroise Vollard verscheen enz. Lees hiervoor: Van Amboise Vollard verscheen bij G. Crès et Cie., Paris, „Paul Cézanne”’.
Genre(s) Proza
Brontaal Nederlands
Bron Digital Dada Library
Auteursrecht Publiek domein
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RONDBLIK.

DUITSCHLAND. — De volgende oproep werd ons ter publicatie toegezonden. Om zijn algemeene strekking voldoen we hieraan gaarne. Daar „De Stijl” zoowel practisch als ideëel een bepaalde, strakke geesteshouding voorstaat, wil het publiceeren van dezen oproep, die zeer zeker weerklank zal vinden in de meest gecultiveerde geesten van Europa — dragers der nieuwe gedachte — niet zeggen, dat wij de nog zeer individueele en grillige uitingen der duitsche expressionistische kunst met den inhoud van dezen oproep in overeenstemming vinden.


AN ALLE KÜNSTLER ALLER LÄNDER!

Von jeher war die Kunst frei von nationalen Fesseln. Wir in Deutschland ansässigen Künstler waren uns stets des groszen Wertes bewuszt, den unser Verkehr mit den Kameraden jenseits der Pfähle für und bedeutete.
Wir haben uns durch den Krieg in dieser Gesinnung nicht beirren lassen. Ueber 4 Jahre standen wir einsam. Aber nachdem nun endlich der Bahn gebrochen ist, freuen wir uns, wieder mit Euch allen in Verbindung zu treten. Von Osten und Westen her haben sich uns schon Hände entgegen gestreckt . . . wir ergreifen sie. Endlich können wir unsere Brüder wieder begrüszen. Denn Brüder waren wir stets. Zu keiner Zeit hierin für unser Empfinden etwas geändert. Unsere Leidenschaft galt und gilt der Kunst. Keine anderen Leidenschaften können diese schwächen oder ersticken. Keine Worte weiter. Wir verstehen einander.
Wir müssen alle zusammen kommen . . . aus allen Ländern her, auf einem internationalen Kongresz. Unermeszlich viel Arbeit liegt vor uns.
Wir sollten einen ständigen Austausch beginnen von unseren Arbeiten. Wir sollten einander besuchen, Freundschaften knüpfen. Wir sollten unsere Regierungen bewegen, Künstler anderer Länder als Schaffende und Lehrende zu berufen. Ausstellungen können durch


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alle Länder in Austausch wandern. Wir könnten Zentralen schaffen, von denen reisende Kameraden alle Auskunft erhalten.
Vor allem aber wollen wir schaffen! Die beigelegten Programme, denen weitere folgen werden, zeigen Euch den Weg, den wir beschritten haben.
Es wäre für die Sache von grösztem Nutzen, wenn wir unsere Erfahrung uns dauernd mitteilen wollten.

Mit kameradschaftlichen Grüszen DER ARBEITSRAT FUR KUNST, BERLIN.


BELGIË. — In het kort geleden onder redactie van Paul Colin opgerichte Belgische kunsttijdschrift „L’Art Libre” komt een algemeen manifest voor. Daar de inhoud van dit manifest de lezers van „De Stijl” zal interesseeren, laten wij het hieronder onverkort volgen:


DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE DE L’ESPRIT.

Travailleurs de l’Esprit, compagnons dispersés à travers le monde, séparés depuis cinq ans par les armées, la censure et la haine des nations en guerre, nous vous adressons à cette heure où les barrières tombent et les frontières se rouvrent, un appel pour reformer notre union fraternelle, — mais une union nouvelle, plus solide et plus sûre que celle qui existait avant.
La guerre a jeté le désarroi dans nos rangs. La plupart des intellectuels ont mis leur science, leur art, leur raison, au service des gouvernements. Nous ne voulons accuser personne, adresser aucun reproche. Nous avons la faiblesse des âmes individuelles et la force élémentaire des grands courants collectifs: ceux-ci ont balayé celles-là, en un instant, car rien n’avait été prévu afin d’y résister. Que l’expérience au moins nous serve pour l’avenir!
Et d’abord, constatons les désastres auxquels a conduit l’abdication presque totale de l’intelligence du monde et son asservissement volontaire aux forces déchaînées. Les penseurs, les artistes, ont ajouté au fléau qui ronge l’Europe dans sa chair et dans son esprit une somme incalculable de haine empoisonnée; ils ont cherché dans l’arsenal de leur savoir, de leur mémoire, de leur imagination, des raisons anciennes et nouvelles, des raisons historiques, scientifiques, logiques, poétiques, de haït; ils ont travaillé à détruite le compréhension et l’amour entre les hommes. Et, ce faisant, ils ont enlaidi, avili, abaissé, dégradé la Pensée, dont ils étaient les représentants. Ils en ont fait l’instrument des passions et (sans le savoir peut-être) des intérêts égoïstes d’un clan politique ou social, d’une patrie ou d’une classe. — Et à présent, de cette mêlée sauvage, d’où toutes les nations aux prises, victorieuses ou vaincues, sortent meurtries, appauvries, et, dans le fond de leur cœur (bien qu’elles ne se l’avouent pas), honteuses et humiliées de leur crise de folie, la Pensée, compronise dans leurs luttes, sort, avec elles, déchue.
Debout! Dégageons l’Esprit de ces compromissions, de ces alliances humiliantes, de ces servitudes cachées! L’Esprit n’est le serviteur de rien. C’est nous qui sommes les serviteurs de l’Esprit. Nous n’avons pas d’autre maître. Nous sommes faits pour porter, pour défendre sa lumière, pour rallier autour d’ elle tous les hommes égarés. Noutre rôle, notre devoir, est de maintenir un point fixe, de montrer l’étoile polaire, au milieu du tourbillon des passions


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dans la nuit. Parmi ces passions d’orgueil et de destruction mutuelle, nous ne faisons pas un choix: nous les rejetons toutes. Nous honorons la seule Vérité, libre, sans frontières, sans limites, sans préjugés de races ou de castes. Certes, nous ne nous désintéressons pas de l’Humanité! Pour elle, nous travaillons, mais pour elle Tout Entière. Nous ne connaissons pas les peuples.Nous connaissons le Peuple, — unique, universel, — le Peuple qui souffre, qui lutte, qui tombe et se relève, et qui avance toujours sur le rude chemin trempé de sa sueur et de son sang, — le Peuple de tous les hommes, tous également nos frères. Et c’est afin qu’ils prennent, comme nous, conscience de cette fraternité, que nous élevons au-dessus de leurs combats aveugles l’Arche d’Alliance, — l’Esprit libre, un et multiple, éternel.

Mars 1919.

Volgen een groot aantal adhesiebetuigingen uit alle landen.
Dit halfmaandelijksche tijdschrift is, zooals ook uit dit manifest blijkt, op geestelijke internationalisatie gericht. Naast vele goed gedachte artikelen komen er ook afbeeldingen in voor die het bewijs leveren, dat de Belgische moderne kunst nog — evenals het meerendeel der Duitsche — in het teeken van de „ Holzschnitt” staat.
De geest, die uit deze houtsneden spreekt behoort tot het verleden.


ITALIË. — Er waait een prettige verfriscschende geest over de wereld. Men gaat er zich thuis voelen. Het gevolg: toenemende belangstelling in den wasschenden vloed van nieuwe periodieken op elk en op algemeen gebied. Uit bijna al deze nieuwe periodieken spreekt het vaste vertrouwen in een nieuw in den geest verbroederd Europa.
„La Vraie Italie” onder redactie van den drager van den nieuwen geest Giovanni Papini — dien we in Holland bekend mogen veronderstellen door de goede vertaling: De Blinde Loods — gesepareerde van de „Movimento Futurista” (die zich ondertusschen weer met nieuwe krachten versterkt heeft) draagt tot de verwezenlijking van dit denkbeeld bij door op den grondslag van absolute onafhankelijkheid, goed geschreven en zeer objectief gehouden artikelen over alle mogelijke onderwerpen te publiceren.
Aan het eerste nummer, dat in Februari verscheen, was een beginselverklaring toegevoegd, waaruit wij het volgende citeeren:

La Vraie Italie est franchement, doublement, triplement indépendante: c’est-à-dire qu’elle ne représente les intérêts d’aucun groupe financier, industriel, commercial italien ou étranger — ni les sentiments, les passions, les intérêts d’un parti politique, d’une école littéraire, d’un cénacle artistique, d’une côterie quelconque.
La Vraie Italie, étant indépendante, peur se permettre d’être sincère — c’est-à-dire de ne pas déguiser ou cacher ce que ses écrivains croyent être la vérité, même si cete vérité n’est pas toujours à l’avantage de leur pays ou des pays amis. Pour s’aimer il faut se connaître, même dans les défauts.
La Vraie Italie est due à la coopération amicale d’un écrivain assez connu — italien de Florence — qui s’apelle Giovanni Papini et d’un éditeur-imprimeur — italien de Florence — qui s’appelle Attilio Vallecchi.
M. Giovanni Papini apporte ses idées, son travail, sa volonté de faire œuvre utile et ses amis — parmi lesquels il faut compter au premier rang M. Ardengo Soffici, l’écrivain dont le talent est désormais universellement apprécié. M. Attilio Vallecchi apporte son argent, son travail, sa volonté de faire œuvre utile et son organisation. La revue appartient à ces


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deux hommes. Il n’y a pas d’autres maîtres: il n’y a pas d’autre argent ou d’autres influences.
La Vraie Italie s’adresse aux hommes politiques, aux littérateurs, aux artistes, aux savants, aux journalistes et en général à tous les hommes cultivés qui désirent se former des opinions raisonées sur un des pays qui ont le plus contribué à la civilisation et qui s’efforce, après accomplissement de son unité, d’y contribuer de plus en plus.


ARS NOVA. — In het laatste nummer van dit, gedurende meer dan twee jaar te Rome verschijnende Italiaansch-Fransche kunsttijdschrift, onder redactie van Casella, komt een fragment voor van een onuitgegeven werk van den kubist Albert Gleizes (L’Art dans l’Evolution Sociale 1917). De schrijver geeft in dit fragment de verhoudingen aan van het impressionisme tot de nieuwe kunst en van deze tot de samenleving. Om den geest van dit zeer heldere artikel te releveeren volgen hier eenige kardinale passages:

L’impressionisme fut une manifestation d’individus hors de l’ensemble se réfugiant dans le menu et le détail de la nature, se désintéressant d’un milieu où ils n’étaient que des parasites. Si les peintres s’exprimèrent alors en vocalises sur les atmosphères, s’ils plièrent leurs dimensions aux proportions des salons bourgeois, si leur sensibilité se liquéfia en sentimentalisme, ils favorisèrent cependant une voix qui s’éleva parmi eux, plus éloquente et plus vraie, celle de Pissarro qui fut seule à faire entendre dans la proportion où cela était possible les appels des véritables instincts traditionnels en évolution.
Pissarro surpasse la qualité de son groupe et reste pour celam sinon méconnu, du moins mal compris et un peu en dehors des jeux da la spéculation. Son œuvre s’épanouit dans les défauts inhérents à la précarité du moment et de l’école mais elle porte souvent les marques supérieures de la personnalité et maintes fois elle attient le lieu dramatique où mystérieusement le conflit de l’Homme et de l’Univers se déclanche dominateur.

L’œuvre d’art actuelle obéit au même principe initial qui engendra toutes les grandes œuvres. Etablir un rapport nouveau de l’homme à l’univers. Ceux qui s’immobilisent sur la machine, dans son stade du moment qui la désaxe, sur ses aspects accidentels comme ils étaient avant la révélation spontanée immobilisés sur la compréhension de l’arbre par des artistes d’hier ne sentent pas qu’ils refont un réalisme superficiel inférieur à celui qu’ils ont abandonné tout à coup.
Ce que nous admirons dans un thermométre, c’est le moyen ingénieux découvert par l’homme pour toucher avec sécurité quelques points inconnus du mécanisme universel. Notre culte ne saurait aller sans ridicule d’humaniser la mécanique non plus que de mécaniser l’homme. Le thermomètre est humanisé suffisamment d’avoir été inventé par l’homme et l’homme est suffissamment thermomètre, puisqu’il a pressenti les changements de température qui l’ont conduit à imaginer un instrument pour les mesurer et les étudier exactement.
Cercle vicieux dont on ne sort pas. On n’humanise rien de ce que fait l’homme, on ne mécanise pas l’homme qui obéit à des lois physiques. Si quelque chose nous frappe le plus, ce ne peut pas être le mécanisme des petites conquêtes de l’homme à notre taille,


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mais le mécanisme universel qui nous plie et nous domine. Nous ne sommes pas assez naifs pour oublier le total toujours fuyant dans la vanité de nos légères trouvailles.


FRANKRIJK. — 1 October 1919 zal te Parijs een nieuwe maandelijksche revue voor de nieuwe beeldende kunst, litératuur en muziek, verschijnen: „L’Effort moderne” onder directie van Maurice Raynal. Hieraan zullen medewerken: Louis Aragon, André Breton, Jean Cocteau, Blaise Cendrars, Georges Gaborit, Max Jacob, Jean Paulhan, Maurice Princet, Raymond Radiguet, Maurice Raynal, Pierre Reverdy, Philippe Soupault; voorts Mademoiselle Maria Blanchard, Madame Irène Lagut, M.M. George Braque, Csaky, André Derain, Juan Gris, Hayden, Herbin, Léger, H. Laurens, J. Lipchitz, Jean Metzinger, Picasso, Severini; Georges Auric, Louis Durey, Roland Manuel, Francis Poulanc, Erik Satie.

Vanaf November 1919 zal bij denzelfden uitgever, „L’Effort Moderne”, Léonce Rosenberg, elk jaar, te beginnen met 1920, verschijnen „Almanach de l’Effort Moderne”. Behalve vele illustraties zullen bijdragen geleverd worden door de bovenstaande medewerkers van het tijdschrift.

Bij Amboise Vollard verscheen „Paul Cézanne” een werkje waarin het accent ligt op het individueele leven van dien schilder. Voor hen, die gaarne in dergelijke intimiteiten snuffelen, is dit een wolkome vademecum. Men kan er b.v. in vinden hoeveel francs Cézanne dagelijks dineerde, hoeveel kamerhuur bij betaalde en hoe de vriendschap tusschen Cézanne en Zola tot stand kwam.
Van meer belang lijken ons de acht goede fototypie’s, vooral die van het landschap (blz. 107). Een mooi voorbeeld van beginnende beheerschte verstrakking en vervlakking, waarin het cubisme zich aankondigt. Ook geeft het hoofdstuk „Cézanne et la Critique” een kijk op de verhouding van diens kunst tot de journalistieke kunstkritiek van omstreeks 1900. Wij documenteeren de volgende merkwaardige specimen:
La Lanterne. — 15 octobre 1904 (A. M.): ... Cézanne, dont le nom, aux temps héroïques du réalisme, servit de prétexte à de si chaudes batailles. Hélas! je crains bien que cette exposition ne mette fin à la querelle, en démontrant de façon péremptoire que Cézanne n’était que qu’un lamentable raté. Peut-être avait-il des idées, mais il était bien incapable de les exprimer. Il semble avoir ignoré même les premiers éléments de son métier.
L’Univers. — 14 novembre 1904 (Le Say): ... Les oeuvres de Paul Cézanne qui y sont rassemblées sont ce qu’on peut rêver de plus abracadabrant; c’est faux, c’est brutal, c’est fou.
Je le dis bien bas, car il est fort dangereux d’émettre une telle opinion en public; (oui! certainement m’sieur Le Say! Red. „De Stijl”) le malheureux en sait quelque chose, qui fut, lors de la visite prèsidentielle, passé à tabac pour n’avoir pas montré un suffisant enthousiasme devant ce musée des horreurs!
La République Française. — 17 octobre 1905 (De Bettex): ... Laissons d’autres admirer les magots à la Cézanne, peints avec de la boue, pour ne pas dire pire.

Zoo werd de klare Cézanne door de vertegenwoordigers der burgerlijke opninie beoordeeld.